POURQUOI JE SUIS DEVENUE VÉGÉTARIENNE (ET POURQUOI NOUS DEVRIONS TOUS MANGER MOINS DE VIANDE)

0

Récemment, le ministre allemand a interdit la viande lors de réceptions officielles (HuffPo). En outre, le Portugal vient d’adopter une loi qui exige que les cafétérias publiques offrent au moins une option végétalienne, loi s’appliquant donc aux prisons, écoles, universités, hôpitaux et autres bâtiments publics (Care2). Certains se demandent surement « Pourquoi tant d’agitation ? », mais à l’approche de la Marche pour le Climat ce samedi 29 avril (à laquelle j’ai participé en 2014) et dans le sillage de la Journée de la Terre de cette année, de nombreux facteurs alarmants montrent que ce que nous mangeons a un impact crucial sur notre santé, la santé du monde, et toute sa biodiversité.

Aujourd’hui, les gens mangent de plus en plus de viande, et cela devient de plus en plus problématique.  Dans les pays où les gens jouissent d’une plus grande richesse, la viande présente sur la table peut être un symbole de prospérité. Cependant, peu de gens s’arrêtent pour réfléchir aux conséquences néfastes d’une consommation excessive de viande. Il y a plusieurs années, un grand philosophe hongrois de la science , Ervin László, déclarait que manger de la viande en quantité importante était un crime contre l’avenir de l’humanité. Une remarque particulièrement clairvoyante.

cows-1209635_960_720Il y a trois raisons principales pour lesquelles nous devrions manger moins (ou, de préférence, pas du tout) de viande. Premièrement, pour que nous puissions nous débarrasser des élevages intensifs. Deuxièmement, pour réduire les dégâts choquants que l’industrie de la viande fait subir à l’environnement, ainsi que sa participation au changement climatique (Le Gardien). Et enfin, pour améliorer la santé humaine.

La plupart des gens ne se rendent pas compte de la cruauté indescriptible que subissent les animaux dans nos élevages intensifs. Et parmi ceux qui savent, la plupart ne s’en soucient pas vraiment.  Les gens me disent qu’après tout, les animaux sont élevés pour être mangés, comme si cela signifiait qu’ils n’étaient plus des être sensibles. D’autres me supplient de ne pas leur en parler, parce qu’ils aiment les animaux, parce qu’ils sont sensibles, et qu’ils veulent continuer à manger des porcs et des vaches sans se sentir coupables. J’ai arrêté de manger de la viande il y a une cinquantaine d’années, quand j’ai regardé la côtelette de porc dans mon assiette et que j’ai pensé : cela représente la peur, la douleur, la mort.  Je suis devenue végétarienne immédiatement. D’autres personnes choisiront de ne manger que la chair d’animaux élevés en liberté, dans des fermes où ils sont bien traités, et où ils connaitront une mort rapide.

Quand j’ai arrêté de manger de la viande, je me suis sentie immédiatement mieux, plus légère.  Beaucoup de gens m’ont dit la même chose. Les effets néfastes d’une trop grande quantité de viande rouge sont bien connus (Harvard), et la consommation de viande joue sans aucun doute un rôle dans l’augmentation mondiale de l’obésité (Science Daily). De plus, certaines hormones et autres suppléments donnés aux animaux pour augmenter leur taux de croissance peuvent nous être transmis (Washington Post). Des antibiotiques sont de nos jours donnés régulièrement aux animaux, simplement pour les garder en vie dans les espaces minuscules et déprimants des élevages. Inévitablement, les bactéries développent une résistance et certaines personnes sont mortes à cause de simples infections qui ont refusé de répondre aux antibiotiques, destinés à les guérir (Syndicat des consommateurs).

150925153610-food-climate-chart-two-degrees-exlarge-169L’effet de notre production moderne de viande sur l’environnement est terrifiant. D’une part, d’immenses surfaces forestières sont rasées pour cultiver des graines afin de nourrir les milliards d’animaux que nous mangeons chaque année, ou pour faire de nouveaux pâturages (Mongabay). Cela libère du CO2 dans l’atmosphère, la principale composante des gaz à effet de serre à l’origine des changements climatiques. Les sécheresses, causées par le changement climatique qui s’aggravent en Afrique subsaharienne, transforment rapidement les zones de pâturage traditionnelles en des déserts poussiéreux et érodés (Unicef). De grandes quantités d’eau sont gaspillées pour transformer les protéines végétales en protéines animales (Time). Les points d’eau de surface se font de plus en plus petits. Les aquifères souterrains rétrécissent également (EPA, Agence américaine pour la protection de l’environnement) et sont de plus en plus pollués, notamment à cause du ruissellement de produits chimiques agricoles ou des « lagunes » de déchets animaux, produits par les animaux eux-mêmes. Nous devons ensuite tenir compte de la grande quantité de méthane produite par le système digestif des animaux, en particulier celui des vaches – un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2 (EPA). Enfin, les quantités ahurissantes de combustibles fossiles utilisées pour maintenir en activité l’ensemble de l’industrie de la viande produisent également énormément de gaz à effet de serre (One Green Planet).

C’est pour toutes ces raisons, et bien plus encore, que j’ai choisi de devenir végétarienne il y a si longtemps. Je continue à demander aux gens de réfléchir à ce que ce choix signifie réellement sur le plan moral et pratique pour les animaux et l’environnement. C’est le choix de changer nos vies individuelles, choix qui aura à son tour d’énormes bénéfices pour toute l’humanité et toutes les autres créatures vivantes avec lesquelles nous partageons notre maison.

Rejoignez le DR. JANE GOODALL& L’INSTITUT JANE GOODALL EN DÉCLARANT #IEATMEATMEATLESS (je mange moins de viande) !

N’oubliez pas de signer la pétition #IEatMeatLessPledge : cliquez sur janegoodall.org/ieatmeatless_pledge et rejoignez-nous en réduisant votre consommation de viande et en diminuant ainsi l’impact négatif que nos choix alimentaires ont sur l’environnement, ainsi que sur les autres humains et animaux, localement et dans le monde entier.

SOYEZ SOCIAL

Cliquez pour tweeter : https://ctt.ec/s94Xq

« Vous êtes ce que vous ne mangez pas : mangez moins de viande et rejoignez le Dr Jane Goodall et l’Institut Jane Goodall en disant #IEatMeatMeatLess pour les gens, les autres animaux et l’environnement ! janegoodall.org/ieatmeatless_pledge @janegoodallinst ».

Partager.

A propos de l'auteur

Le Jane Goodall Institute France, c'est une équipe d'hommes et de femmes dévoués qui transmettent le message et les valeurs du Dr. Jane Goodall en oeuvrant à a protection de la biodiversité et des grands singes, notamment des chimpanzés. Notre but ? Trouver des solutions a l'impact de l'activité humaine et accompagner les populations vers un mode de vie eco-responsable, car il est possible d'agir à son échelle pour sauver notre planète. Comme le dit Dr Goodall, « Tout ce que vous faites a un impact. A vous de choisir quel impact vous voulez avoir »

Les commentaires sont fermés