METTRE FIN AU COMMERCE DE L’IVOIRE

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Alors que la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction se prépare à sa 17e Conférence annuelle des Parties, les États-Unis ont saisi l’occasion de renforcer leur propre engagement à protéger les espèces menacées d’extinction.

Le US Fish and Wildlife Service a récemment institué une interdiction quasi totale du commerce intérieur de l’ivoire. Cette interdiction limite sérieusement les importations, les exportations et les ventes d’ivoire d’éléphant traversant les frontières du pays. Pendant des années, le commerce légal de l’ivoire a servi de couverture aux trafiquants d’espèces sauvages vendant de l’ivoire illégal car, une fois que l’ivoire illégal entre sur le marché, il devient presque impossible de le distinguer de l’ivoire légal, ce qui limite l’efficacité de l’application de la loi visant à intercepter les expéditions provenant du marché noir. La demande d’ivoire dépasse largement les capacités des marchés légaux, ce qui signifie que, tant que le commerce de l’ivoire existera, les gens se tourneront vers le marché noir pour satisfaire la demande.

Cette interdiction arrive au bon moment pour les éléphants, car plusieurs parties à la CITES ont exprimé leur désir de rouvrir le commerce international de l’ivoire. L’exemple donné par les Etats-Unis sur cette question conduira, nous l’espérons, d’autres pays à prendre position contre le commerce international de l’ivoire.

En reconnaissance des progrès accomplis jusqu’à présent par le FWS américain en matière de protection des éléphants, le Dr Goodall et d’autres défenseurs de l’environnement influents ont écrit une lettre de remerciement au directeur, Dan Ashe.

La lettre félicite le FWS de son action et le remercie d’avoir veillé à ce que toutes les voix soient prises en compte dans le processus décisionnel :

« Tout au long du processus, les principes de transparence et d’inclusion ont été pleinement mis en évidence, et nous apprécions les efforts que ces employés ont déployés pour inclure les intervenants provenant des communautés de conservation et de bien-être des animaux ainsi que les autres ».

Et ce ne sont pas seulement les organisations et les gouvernements qui s’intéressent au bien-être des éléphants. Depuis que le FWS a proposé la loi en 2015, ils ont reçu plus de 1,3 million de commentaires appuyant leur décision, ce qui montre que le peuple américain se soucie profondément de cette espèce.

La lettre encourage également le FWS à poursuivre sur sa lancée et à continuer de promouvoir une réglementation plus stricte, afin de s’assurer que les éléphants soient toujours là pour que le plus grand bonheur des gens dans les années à venir.

« Il nous incombe à tous – ONG, gouvernements, citoyens et entreprises – de trouver des moyens de protéger davantage cette espèce indispensable, et l’élan généré par les nouveaux règlements fédéraux et les lois au niveaux des différents états des États-Unis ne peuvent que nous aider ».

Bien qu’il reste encore beaucoup à faire pour protéger les éléphants et d’autres espèces menacées par le trafic d’espèces sauvages, grâce au travail acharné de ceux qui s’en soucient, il y a de l’espoir pour l’avenir de ces magnifiques animaux.

Pour lire la lettre en entier (en anglais), cliquez ici.

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A propos de l'auteur

Le Jane Goodall Institute France, c'est une équipe d'hommes et de femmes dévoués qui transmettent le message et les valeurs du Dr. Jane Goodall en oeuvrant à a protection de la biodiversité et des grands singes, notamment des chimpanzés. Notre but ? Trouver des solutions a l'impact de l'activité humaine et accompagner les populations vers un mode de vie eco-responsable, car il est possible d'agir à son échelle pour sauver notre planète. Comme le dit Dr Goodall, « Tout ce que vous faites a un impact. A vous de choisir quel impact vous voulez avoir »

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