LES OURS GRIZZLY ONT ENCORE BESOIN D’ÊTRE PROTÉGÉS

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5Le grizzly, l’une des majestueuses espèces d’ours de l’Amérique du Nord, a autrefois été chassé jusqu’au bord de l’extinction. Grâce aux mesures de protection permises par la Loi sur les espèces menacées d’extinction, leurs populations ont pu se rétablir, bien qu’elles ne soient pas encore entièrement revenues dans la totalité de leur aire de répartition historique.

Les préoccupations concernant la disponibilité de la nourriture, la consanguinité et l’affaiblissement du patrimoine génétique, ainsi que la présence continue d’autres menaces qui affectent les populations, encouragent les écologistes à maintenir leurs recommandations pour que les protections restent en place. Malgré ces recommandations, l’U.S. Fish and Wildlife Service (département américain de la pêche et de la faune sauvage) a récemment émis une proposition visant à retirer les protections qui contribuent à améliorer la santé de leur population à ces créatures étonnantes, au sein du parc national de Yellowstone et dans ses environs.

« Il y a quarante ans, lorsque les grizzlys de l’écosystème de Yellowstone comptaient moins de 150 individus et que leur survie semblait précaire, c’est grâce à la protection de la Loi sur les espèces en voie de disparition, en 1975, que leur nombre a augmenté lentement. Mais leur avenir n’est pas encore assuré, car ils font face à tant de menaces pour leur survie « , a déclaré Jane Goodall, Ph.D., DBE, fondatrice de l’Institut Jane Goodall et Messagère de la Paix des Nations Unies, dans un récent message vidéo (que vous pouvez retrouver ici) présenté au Capitol Hill à Washington, D.C. Dans la même vidéo, le Dr Goodall raconte l’histoire de la mère grizzly 399 et de ses triplés, qu’elle a rencontrés en compagnie du documentariste animalier Tom Mangelsen dans le parc national de Yellowstone. Le Dr Goodall rend ce problème très réel en aidant les spectateurs à établir un lien entre ce problème, un individu et sa progéniture.

Aujourd’hui, avant la fin de la période officielle de consultation publique, le Dr Goodall et 58 autres scientifiques ont soumis au Département américain une lettre officielle dans laquelle ils font part de leurs préoccupations au sujet de cette proposition et de ce que le retrait des grizzlys de la liste signifierait pour leurs populations. Cliquez ici pour lire la lettre (en anglais). 

Découvrez en plus sur cette question dans cette interview de deux amis proches du Dr Goodall, le comportementaliste animalier, Dr Marc Bekoff, et le photographe animalier, Tom Mangelsen.

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A propos de l'auteur

Le Jane Goodall Institute France, c'est une équipe d'hommes et de femmes dévoués qui transmettent le message et les valeurs du Dr. Jane Goodall en oeuvrant à a protection de la biodiversité et des grands singes, notamment des chimpanzés. Notre but ? Trouver des solutions a l'impact de l'activité humaine et accompagner les populations vers un mode de vie eco-responsable, car il est possible d'agir à son échelle pour sauver notre planète. Comme le dit Dr Goodall, « Tout ce que vous faites a un impact. A vous de choisir quel impact vous voulez avoir »

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