JOURNÉE MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT : LA CHINE TRAVAILLE POUR UN AVENIR MEILLEUR

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Ma première visite en Chine, en 1998, a été à Shanghai à l’invitation du Central East Asia Regional Council of Overseas Schools (conseil régional d’Asie orientale des écoles d’outremer), où j’ai prononcé un discours inaugural. J’ai été ravie de cette occasion, car elle m’a permis d’honorer une promesse que j’avais faite à Greg MacIsaac, qui avait aidé au démarrage de Roots & Shoots à Dar es Salaam au début des années 1990. Il avait quitté la Tanzanie pour aider à ouvrir une nouvelle école internationale en Chine – la Western Academy of Beijing (WAB) – et m’avait écrit peu de temps après pour m’inviter à lui rendre visite. Je lui avais répondu que je ne le ferais que s’il obtenait qu’un projet R&S soit lancé dans la nouvelle école et dans une école locale ! Quand j’ai entendu dire que cela avait été accompli avec l’aide de Michael Crook (un Britannique né et élevé en Chine et qui pense souvent qu’il est plus Chinois qu’Européen !), je me suis demandé comment je trouverais l’argent pour le voyage. L’invitation de la conférence internationale des écoles a été la réponse. Et que de choses se sont développées à partir de cette seule invitation !

D’une part, il y a eu un atelier R&S à cette conférence qui a semé les graines pour faire pousser le programme dans la région de Shanghai grâce aux efforts de Tori Zwisler et des enseignants des écoles internationales. Aujourd’hui, quelque 450 groupes sont enregistrés auprès du bureau du JGI à Shanghai.

Je suis allée de Shanghai à Pékin avec Greg pour visiter les groupes R&S du WAB et de l’école Huajiadi et pour projeter d’en commencer d’autres. À l’époque, très peu de gens parlaient des dommages causés à l’environnement par l’industrie et le développement, et les protestations publiques contre les dommages causés au monde naturel, comme la destruction de l’habitat et la pollution de l’eau et de l’air, étaient rares. Mais la nature commençait à émettre ses propres protestations et, dans les années 1990, les autorités ont été forcées de s’attaquer à certains de ces problèmes lorsqu’il est devenu évident que les inondations graves et l’érosion des sols dans le bassin du Yangtze, économiquement dommageables, étaient causées par une déforestation irresponsable dans les montagnes. Ainsi, finalement, l’exploitation forestière a été interdite sur les pentes abruptes et un vaste programme de reboisement a été lancé. Et de plus en plus de gens ont osé exprimer leurs préoccupations concernant le prix à payer par la faune et les habitats en raison du développement rapide du pays et du déplacement massif des communautés rurales vers les centres urbains.

La diffusion des programmes de conservation

George Schaller, qui travaillait pour le WWF, est devenu le premier scientifique occidental à être invité par le gouvernement à travailler en Chine. Il s’est rendu dans la réserve de Wolong sur les pentes abruptes des montagnes Qionglai pour en apprendre davantage sur le comportement du panda géant, travaillant avec un groupe de scientifiques chinois au centre de recherche construit par le gouvernement. Ses recherches ont été révolutionnaires, mais quand il est parti, il m’a dit qu’il était pessimiste quant à l’avenir de cet animal emblématique dans la nature. Et aussi pour l’avenir de l’antilope tibétaine, ou Chiru. Mais les scientifiques chinois ont continué à travailler, avec l’appui du gouvernement, pour la protection de ces animaux.

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Liang Congjie                                                                            

Liang Congjie a lancé « Friends of Nature » (les amis de la nature) pour sensibiliser le public aux problèmes environnementaux et en 1994, cette ONG est devenue la toute première ONG environnementale légalement enregistrée en Chine. Lors de ma première visite en 1998, j’ai été invitée chez Liang et nous avons immédiatement commencé à parler comme de vieux amis. Il m’a parlé de son travail pour essayer de protéger les antilopes tibétaines ou chirus du plateau tibétain. Elles avaient été abattues par milliers pour leur sous-poil fin qui était en grande demande pour la fabrication des châles shatoosh. Elles sont maintenant protégées par le gouvernement, mais le braconnage dans la région éloignée où elles vivent se poursuit. Et c’était très dangereux de combattre ces braconniers, m’a dit Liang. L’un de ces protecteurs a été tué récemment. Mais cela n’a pas empêché les autres de se battre pour le chiru.

Au cours de cette visite, je me suis rendue au Deer Park, juste à l’extérieur de Pékin et j’ai rencontré le Dr Guo Geng. Il m’a raconté comment la région avait été spécialement créée en 1986 pour accueillir le retour du milu (cerf du Père David) d’un programme d’élevage en captivité au Royaume-Uni (J’ai écrit à ce sujet dans Hope for Animals and Their World). Cette visite a été filmée par Reuters pour CNN. John Liu du projet de télévision d’éducation environnementale pour la Chine a également enregistré ma visite au Deer Park. Lui et son épouse Kosima (d’Allemagne) sont devenus des amis proches, et il m’a parlé des efforts étonnants pour restaurer le plateau de Loess totalement dégradé. Il a filmé ce projet année après année comme je l’ai décrit dans Hope for Animals and Their World. L’histoire a été publiée dans le documentaire Earth’s Hope.

Aujourd’hui même, alors que j’étais à la recherche d’informations, je suis tombée sur un rapport imprimé de cette première visite. Et j’ai lu cette phrase : « A notre grande surprise, il est devenu évident que Jane est très bien connue en Chine. Un de ses livres a été traduit en chinois et s’est vendu à 80.000 exemplaires. Par conséquent, il semble y avoir une bonne possibilité que Jane puisse représenter un point de ralliement pour la préoccupation environnementale en Chine ».

Cette première visite a été suivie par d’autres. J’ai été de plus en plus impressionnée par le nombre de jeunes qui étaient si désireux d’apprendre à connaître les animaux et la nature, et si excités de me rencontrer. Certains prenaient déjà des mesures pour aider. Un élève du secondaire a risqué sa vie en essayant d’empêcher les chasseurs qui capturaient les oiseaux avec cette horrible méthode consistant à enduire les branches de leurs perchoirs de chaux pour oiseaux. Il a également enquêté sur la cruauté envers les animaux dans les marchés. Il avait formé un groupe de jeunes aussi passionnés que lui, « The Green Eyes » (les yeux verts). Finalement, ils se sont joints à notre programme R&S naissant. Un garçon de huit ans de notre groupe R&S de l’école de Huajiadi a secouru un oiseau blessé et s’en est occupé, malgré les protestations de sa mère, jusqu’à ce qu’il se rétablisse et puisse être libéré. Liu Tong (Tony Tiger pour nous) a bravé les températures inférieures à zéro en Sibérie pour se porter volontaire dans un programme qui essayait de protéger les derniers tigres de Sibérie. Et j’ai rencontré Xxx qui m’avait déjà écrit pour m’expliquer qu’enfant, elle s’est passionnée pour le panda géant et voulait les étudier dans la nature. Lorsqu’on lui a dit que c’était impossible pour une fille, elle a simplement raconté aux gens comment Jane Goodall s’était fait dire la même chose. Elle a été la première personne à voir un panda donner naissance dans sa tanière.

A partir des années 1990, la préoccupation pour l’environnement a été mentionnée de plus en plus souvent dans les médias grand public. Roots & Shoots s’est développé rapidement et nous avons établi des bureaux à Pékin, Shanghai et ensuite Chengdu. J’avais l’habitude de m’y rendre une fois par an, et des « festivals » R&S étaient organisés pour coïncider avec mes visites. Je me souviens de l’un d’entre eux à Pékin, particulièrement inspirant, où des étudiants étaient venus de nombreuses régions de Chine, parfois aussi éloignées que la Mongolie intérieure. Le festival a été suivi par des représentants des médias chinois qui ont interviewé des étudiants. L’événement a bénéficié d’une couverture médiatique importante, atteignant ainsi plusieurs millions de Chinois. Cela a aidé Roots & Shoots à grandir.

En 1997, le gouvernement chinois a créé la Réserve naturelle de chameaux sauvages de l’Arjin Shan Lop Nur pour sauver le tout dernier des chameaux sauvages (chameaux à deux bosses mais une espèce distincte du chameau domestique de Bactriane). Ajouté à la région protégée établie également en Mongolie, et un programme d’élevage en captivité, ceci a permis au nombre des chameaux de croître régulièrement, tout ceci grâce aux efforts de mon infatigable ami John Hare et de ses collègues chinois.

La situation concernant les pandas sauvages s’est améliorée à tel point que l’espèce est désormais classée comme « vulnérable » plutôt que « en danger » par l’UICN. Ceci est dû à l’application des interdictions de braconnage et à la décision du gouvernement, en 2006, d’agrandir et de relier les réserves naturelles dispersées du Sichuan et d’Ansu, où vivent la moitié des pandas sauvages de Chine. On m’a dit que George Schaller a dit à quel point il était heureux que ses prédictions pessimistes ne se soient pas réalisées, et que l’histoire ait si bien tournée.

Bien sûr, la faune sauvage en Chine est toujours menacée dans de nombreux endroits, comme c’est le cas dans presque tous les pays du monde. Mais au moins, des préoccupations sont exprimées et les problèmes sont de plus en plus souvent abordés. En 2006, un chemin de fer d’une longueur de 2.000 kilomètres à travers le plateau tibétain, reliant Pékin au Tibet, a été inauguré. Et certains ont craint qu’il n’ait un effet dévastateur sur le chiru. Grâce aux efforts de conservation de la Chine et à l’application des interdictions de chasse, le nombre de ces antilopes a augmenté depuis les terribles massacres de la fin du siècle dernier, mais ce chemin de fer coupe à travers leur trajectoire de migration annuelle. Ainsi, à grands frais, 33 tunnels ont été construits sous le chemin de fer pour permettre aux chiru de suivre leurs migrations traditionnelles en toute sécurité.

Une autre source de préoccupation : le développement le long des rives de la mer Jaune en Chine a entraîné la perte de nombreuses haltes traditionnelles pour les oiseaux migrateurs qui utilisent la principale voie de migration arctique, asiatique et australasienne. Et cela a entraîné un déclin rapide des populations de nombreuses espèces d’oiseaux d’eau. C’était donc passionnant d’entendre parler des plans pour le développement du premier « Aéroport pour oiseaux » au monde. Il s’agit d’un énorme projet visant à transformer un site d’enfouissement en une halte importante pour de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs. Il comprendra une variété d’habitats, une installation éducative de classe mondiale et des allées piétonnières pour permettre aux visiteurs d’observer les oiseaux. Il devrait être terminé d’ici la fin de l’année prochaine. Espérons que d’autres projets similaires suivront.

Si quelqu’un doute que les Chinois soient vraiment préoccupés par leur faune, il suffit de consulter la page Facebook du site Web de la Fondation chinoise pour la conservation de la biodiversité et le développement vert (CBCGDF). Cette fondation a initié et soutenu d’innombrables programmes visant à protéger de nombreux endroits sauvages et la faune de nombreuses espèces. Elle travaille également à l’élaboration de lois visant à protéger l’environnement et a intenté des poursuites contre ceux qui violent la législation existante. La fondation organise également des ateliers de formation et des conférences à l’intention des chefs d’entreprise et des entrepreneurs chinois sur la nécessité de tenir compte de l’environnement et des générations futures lors de la planification de nouveaux développements.

Lors de ma dernière visite à Pékin, avant Noël, j’ai pu rencontrer le Secrétaire Général de cette Fondation, l’impressionnant professeur Jingfeng Zhou. Nous avons discuté du programme de restauration du milu, qui est l’une des principales priorités de son ONG. Certains des cerfs qui ont été déplacés du Deer Park vers un endroit plus sauvage se sont échappés en traversant une rivière à la nage. Il y a maintenant plusieurs troupeaux qui vivent de façon complètement sauvage, vénérés et protégés par les villageois locaux.

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Le professeur Jinfeng Zhou parle du projet milu.

Nous avons parlé de plusieurs autres sujets d’intérêt mutuel, et le Dr Zhou a exprimé son intérêt à collaborer avec Roots & Shoots. Il représente les intérêts environnementaux de la Chine lors de conférences dans le monde entier et ce soir-là, il se rendait à une conférence à Berlin pour discuter de la protection des voies migratoires aériennes des oiseaux migrateurs.

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Il me montre certains des projets de CBCGBF.

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Jinfeng me regarde en train de signer une copie de « Hope for Animals and their World’ pour lui.

Au cours de cette même visite, plusieurs personnes m’ont dit que leurs attitudes envers l’environnement et les animaux avaient été façonnées lorsqu’ils étaient membres d’un groupe de R&S à l’école primaire, ou avaient regardé les premiers documentaires du National Geographic sur Jane et les chimpanzés quand ils étaient jeunes enfants, ou lu Les chimpanzés et moi (La première édition chinoise a été traduite du russe, mais vérifiée avec l’original anglais ! Elle était très mince, et les photos si granuleuses qu’on pouvait à peine voir qui était le chimpanzé et qui était humain !)

Il ne fait aucun doute que de plus en plus de Chinois ont pris conscience des problèmes environnementaux et du risque d’extinction de nombreuses espèces en raison de l’activité humaine. Le soutien des célébrités, en particulier la légende de la NBA Yao Ming et l’actrice Li Bing Bing, a été inestimable. De plus en plus de gens comprennent mieux la nature animale et se rendent compte que de nombreux animaux ressentent, comme les humains, des émotions telles dépression, peur et douleur (Chose qui a été contesté par la science dominante en Europe et en Amérique jusque dans les années 1960).

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Des élèves de R&S à l’école intermédiaire de Tianjin Nancang dessinant une carte de l’eau d’une zone humide.

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Un étudiant de R&S à l’École expérimentale, rattachée à l’Université Capital Normal, semant des graines pour le projet de jardin de son école.

Nos jeunes de R&S, ainsi que d’autres groupes environnementaux et de protection des animaux, ont travaillé pour sensibiliser le public à la souffrance des éléphants, des rhinocéros, des ours à collier, des tigres, des requins et d’autres animaux utilisés pour la nourriture ou des parties du corps.

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Les étudiants de R&S, grâce à la collaboration des universités de Lanzhou, participent à l’initiative « Dites NON aux ailerons de requins ».

Récemment, le gouvernement a interdit le service de la soupe aux ailerons de requin lors de ses banquets et l’année dernière, Air China a interdit le transport d’ailerons de requin dans ses avions. Et, ce qui est le plus excitant, à la fin de l’année dernière, le président Xi Jinping a annoncé que la Chine allait interdire tout commerce de l’ivoire d’ici la fin de 2017. Et déjà, en mars, 67 usines de sculpture sur ivoire et magasins de détail – environ un tiers du total – avaient été fermées.

Selon l’organisation Save the Elephants, le prix de l’ivoire en Chine est passé de 2.100 $ (1.800€) le kilogramme au début de 2014 à 730 $ (630€) en février de cette année. Pour les jeunes Chinois, il n’est tout simplement pas « cool » d’acheter de l’ivoire. Et c’est en partie parce qu’ils prennent conscience des souffrances infligées aux éléphants à cause de la demande d’ivoire. Lorsqu’une femme chinoise vivant en Tanzanie et surnommée La Reine de l’Ivoire (the Ivory Queen) en raison de son commerce illégal de défenses, a finalement été arrêtée, certains membres de la communauté chinoise ont suggéré qu’une bonne punition serait de lui enlever les dents !

Mon bon ami Richard Ladkani (qui a filmé Le voyage de Jane), avec le co-réalisateur Kief Davidson a passé trois ans à filmer un film documentaire complet The Ivory Game. C’est un film d’action rapide et une révélation dramatique de l’ampleur du commerce de l’ivoire, suivant la piste de plusieurs pays africains vers les États-Unis et l’Europe, ainsi que la Chine et d’autres pays asiatiques. Certaines scènes montrent un jeune Chinois très courageux, Hongxiang Huang, prétendant être intéressé à acheter de l’ivoire en Afrique, à Hong Kong et au Vietnam. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il avait accepté de jouer un rôle dans le film, sachant pertinemment que sa vie pourrait être mise en danger, il a répondu qu’il veut être la voix des millions de Chinois qui se soucient profondément et passionnément des animaux et de l’environnement.

Le professeur Jinfeng Zhou a promis d’essayer d’obtenir la permission pour que le film soit projeté en Chine, et il a récemment été projeté dans les cinémas de Pékin. Richard et Kief ont reçu un certificat de protection de la faune du CBCGDF « pour saluer leurs efforts sur un film documentaire aussi éducatif et inspirant au sujet de la lutte contre le commerce de l’ivoire ».

Les Chinois en Afrique

Hong (comme nous l’appelons) est l’un de mes héros, et j’ai appris à le connaître comme un ami.

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Avec Hongxiang Huang

L’un de ses objectifs est d’essayer de sensibiliser les communautés chinoises d’Afrique à la conservation. Il a aidé à organiser une marche pour les éléphants à Dar es Salaam au début de cette année. C’était principalement pour la communauté chinoise, et cela a été fortement soutenu par l’ambassadeur chinois, Lu Youqing, qui a parcouru toute la distance à pied (contrairement à d’autres ambassadeurs qui sont venus pour les cent derniers mètres ou presque, prêts à être photographiés franchissant la ligne !). Avec eux se trouvaient 30 membres tanzaniens de Roots & Shoots, car nous avons accepté de collaborer. Avec Freddy Kimaro et Tony Collins, j’ai rencontré l’ambassadeur Lu au début de cette année pour lui souhaiter une bonne année chinoise (l’année du coq).

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Rencontre avec S.E. l’Ambassadeur Dr Lu Youqing.

Nous avons parlé de la nécessité de sensibiliser la communauté chinoise locale, du rôle que la Chine pourrait jouer dans la protection de l’environnement en Afrique et de l’importance d’éduquer les Chinois qui sont envoyés pour construire des routes, des usines et des hôpitaux (comme paiement au gouvernement tanzanien pour obtenir l’autorisation de récolter les ressources naturelles du pays – bois et minéraux). Car ils n’ont jamais été éduqués sur la faune et l’environnement. À cet égard, nous avons discuté de la collaboration entre l’ambassade de Chine, Hong et JGI/Roots & Shoots.

Nous avions prévu une visite de courtoisie de 10 à 15 minutes, mais cela a pris plus d’une heure pour discuter de la façon dont nous pourrions collaborer pour rendre le monde meilleur. L’ambassadeur Lu a accepté de contacter certains ambassadeurs chinois dans d’autres états de l’aire de répartition des chimpanzés, suggérant qu’ils aimeraient peut-être collaborer avec JGI/Roots & Shoots pour sensibiliser les gens.  Nous avons déjà reçu des réponses chaleureuses de l’ambassade de Chine en RDC, de la République du Congo (Congo Brazzaville) et du Cameroun.

Quelques jours plus tard, grâce à une introduction de Hong, j’ai rencontré le ministre-conseiller de l’ambassade de Chine, M. Gou Gong, et il était, si c’est possible, encore plus enthousiaste à l’idée de collaborer avec nous.

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Avec le ministre-conseiller Gou Gong.

Récemment, il est parti en permission en Chine, et à son retour, il m’a écrit :  « J’ai été très impressionné de voir à Pékin que de plus en plus de jeunes Chinois sont impliqués dans la protection de l’environnement et de la faune sauvage, grâce aux immenses efforts de sensibilisation réalisés par des exemples brillants comme vous ».

Il est vrai, bien sûr, que la Chine a causé de grands dommages à l’environnement, au pays et à l’étranger. Mais elle n’a rien fait de plus que le colonialisme européen et de nombreuses sociétés internationales. C’était mon message lorsque j’étais en Chine à la fin de l’année dernière lorsque j’ai dit, à plusieurs reprises, que si elle le souhaitait, la Chine pourrait montrer la voie en éliminant le besoin de combustibles fossiles et en créant un avenir plus durable. Et maintenant, en mars, le président Xi Jinping a annoncé que la Chine ne se retirerait pas de l’Accord de Paris pour réduire les émissions, et compte tenu de la décision de l’administration Trump de s’en éloigner, la Chine prendrait l’initiative de créer un avenir meilleur.

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A propos de l'auteur

Le Jane Goodall Institute France, c'est une équipe d'hommes et de femmes dévoués qui transmettent le message et les valeurs du Dr. Jane Goodall en oeuvrant à a protection de la biodiversité et des grands singes, notamment des chimpanzés. Notre but ? Trouver des solutions a l'impact de l'activité humaine et accompagner les populations vers un mode de vie eco-responsable, car il est possible d'agir à son échelle pour sauver notre planète. Comme le dit Dr Goodall, « Tout ce que vous faites a un impact. A vous de choisir quel impact vous voulez avoir »

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